Nous sommes arrivé à Port-Médoc le 13 juillet. Les filles étaient là et j’avais prévu un départ fin de semaine ou début de semaine suivante. En fait le mauvais temps (bien réel, on s’est pris des trombes d’eau !) ne nous a pas permis de partir avant le 22 juillet. Le bateau était prêt avec des feux de navigation changés (Led) et un mouillage modifié (50 mètres de chaine). Ce délai nous a permis de faire la fête avec les pots de Port-Médoc (merci à Willy). Nous avons aussi lié connaissance avec Cécile et Thierry du voilier Gecko qui vont partir avec nous.
Nous avons donc attendu désespérément la fenêtre météo de 3 jours et nous sommes partis avec les conditions prévues suivantes au large de Port-Médoc:
- 21/07 vent WNW 16-22n, houle WNW 2.2>2.0m 8s, Pression 1014 hpa
- 22/07 vent NNW, 6-9n houle WNW 1.6>1.4m 9s, Pression 1015 hpa
- 23/07 vent WNW 5-6n>8-11n, houle WNW 1m 9s, Pression 1016 hpa
23/07 nous débutons la deuxième journée dans le ouest-nord-ouest du bassin d’Arcachon à 70 milles; le temps se couvre et le vent forcit. Richard a retrouvé des couleurs. La couverture nuageuse se fait dense en fin de journée. La nuit sera noire et angoissante.
24/07 nous sommes de nouveau au pré-serré avec un vent de 20 nds. L’humidité, le froid et la houle sont là rendant les manœuvres et l’alimentation difficile. Vers 16h00 le vent passe à l’ouest ce qui nous oblige à se rapprocher de la côte. A 18h00 nous sommes à 20 milles de Gijón ! Mais, comme notre but est d’essayer d’atteindre la Corogne, on repart au 330 vers le nord pendant 1 heure sous trinquette et 2 ris de GV, puis au moteur au 270. La houle nous empêche de progresser correctement et à 21h30 nous repartons à la voile vers le large. En fait, on fera un cap au 355 sur 33 milles !
25/07 3h30 c’est l’heure de la retraite, direction Gijón dont nous sommes maintenant éloigné de 63 milles ! On arrivera à 14h00 épuisé et je prend la première place visible dans le port.
Gijón en Asturies est une ville fondée par les celtes ! La vieille ville entoure le port qui est bien géré (capitainerie avec du personnel charmant et sanitaires irréprochables !). On a discuté avec des plaisanciers français bien sympas (dont un couple octogénaire : ça fait rêver !). Près du port se trouve la plaza del Marqués, ou on peut admirer le palais de Revillagigedo et la collégiale de San Juan Bautista.
Richard fait ses débuts de reporter :

