
- Départ: Dimanche 29 juillet 2012 13h00
- Arrivée: Vendredi 3 Aout 18h00
- Distance parcourue: 790 miles
Nous quittons la marina Quinta do Lorde à Madère le dimanche 29 juillet 2012 vers 13h00. C’est une très belle journée avec peu de vent. La météo (météo-france via Navimail) et le logiciel de routage (QtVlm) nous incitent à gagner vers le nord pour récupérer du vent du Nord-Est. C’est ce qui se passera; nous débutons tranquillement à la voile puis au moteur plein nord pendant 18h00 en laissant Porto Santo sur bâbord. Jean-Claude pêchera « par les oreilles » notre seule prise du périple: une bonite.
Le vent promis arrivera en fin de nuit et nous débuterons un long bord de près qui nous amènera jusqu’à Gibraltar.
Le vent du nord se renforce, la houle devient plus marquée. Le bateau « tape » fort (c’est le lot de tous les bateaux modernes à fond plat) et nous avons la désagréable sensation de tout arracher à chaque embardée ! Nous arrivons enfin au bout de 5 jours en vue du Cap Spartel et du détroit. Le temps est beau avec de la brume de chaleur sur les cotes. L’écran du traceur nous à fait peur avec de multiples cibles AIS entrant et sortant du détroit.
Nous débutons le détroit face à une marée descendante (ce qui ne faut pas faire mais le temps est superbe et une petit vent d’ouest nous aide). Les cargos sont rares ce qui est miraculeux ! De toute façon nous ne traverserons pas le rail à ce niveau, mais plus haut avant Cartagène. Nous longeons la cote sud du détroit pour gagner Ceuta. Ceuta est une enclave espagnole sur le territoire marocain. Nous préférons cette destination à Gibraltar qui semble mois accueillant. Nous laissons Tanger sur tribord puis Tarifa en Espagne sur bâbord.
La chaleur monte et des idées de baignades pointent, vite refroidies par la vision d’un petit requin qui se baladait.
Nous arrivons enfin en vue de Ceuta vers 17h00.
Ceuta est une enclave côtière espagnole sur le sol marocain. Le Maroc revendique périodiquement ce territoire qu’il considère être ville marocaine. Le Maroc essaye d’isoler cette enclave de façon économique. Ceuta a une importance géographique et stratégique évidente. Il n’y a cas regarder « en face « pour apercevoir « le rocher » de Gibraltar, enclave anglaise sur le sol espagnol.
C’est dans cette zone étroite que circulent 100 000 navires par an. On y croise des super tankers de plus de 400 mètres de long, véritables cathédrales flottantes !
MARINA DE CEUTA
Que dire de la marina: correcte sans plus. L’arrivée est facile. Premier amarrage sur pendille depuis l’atlantique. J’ai payé 30 euros pour un 11 mètre. Le gasoil n’est pas donné, malgré les l’absences de taxe: 1€20 le litre. Les sanitaires sont difficiles d’accès (fermés à clef le plus souvent: faut trouver le marineros !) et en piteux états (il manquait un pommeau de douche, WC commun…). Pas de WIFI. Il y des commerces et boites de nuit sur le quai qui assurent le bruit et l’animation ! C’est toujours mieux que d’essuyer un refus à Gibraltar!
La ville est typiquement espagnole, de population cosmopolite rappelant le passé colonial, agréable à visiter. On a trouvé un restaurant sur la plage, vraiment bien, bondé d’espagnols (Sangria, rosé, thon délicieux !).



























